Écoles européennes saturées à Bruxelles : une alternative immédiate portée par les écoles internationales

Les Écoles européennes de Bruxelles traversent depuis plusieurs années une crise de surpopulation qui interpelle désormais l’ensemble de l’écosystème éducatif de la capitale. Classes chargées, structures préfabriquées temporaires, attente prolongée pour les familles nouvellement arrivées : la pression sur les infrastructures continue de s’accentuer alors que la communauté européenne et internationale installée à Bruxelles ne cesse de croître. Dans ce contexte, un consortium d’écoles internationales bruxelloises a publiquement proposé, début mai 2026, une solution transitoire présentée comme immédiate et financièrement neutre.

Écoles européennes saturées l'alternative internationale

Une situation devenue critique

Selon les informations rapportées par les écoles internationales signataires du communiqué et reprises par la presse belge, certaines classes des Écoles européennes accueilleraient désormais une trentaine d’élèves, et plusieurs cohortes seraient logées dans des structures préfabriquées temporaires. Ces conditions soulèvent des préoccupations en matière de sécurité, de qualité pédagogique et de conditions d’apprentissage, particulièrement sensibles pour les familles expatriées qui font de la scolarisation un critère central de leur installation à Bruxelles.

Pour répondre à cette pression, une nouvelle École européenne est planifiée à Neder-Over-Heembeek, avec une capacité d’accueil estimée à environ 3.000 élèves. Le projet suit toutefois une trajectoire financière comparable à celle du site de Laeken, dont la construction a dépassé les 88 millions d’euros. Dans le contexte budgétaire actuel, tant belge qu’européen, l’ouverture du nouveau site n’est pas attendue avant 2030.

La proposition du consortium

Un groupe d’écoles internationales actives à Bruxelles, comprenant notamment Ace of Brussels, BIS, BJAB, Courtyard, ISF, BEPS et MIS, affirme pouvoir absorber une part significative de la demande dès la prochaine rentrée. Le consortium indique pouvoir accueillir au moins 500 élèves supplémentaires en septembre 2026, puis jusqu’à 1.000 élèves supplémentaires en septembre 2027, soit environ la moitié de la capacité prévue pour le futur établissement de Neder-Over-Heembeek.
La solution proposée repose sur trois arguments principaux. D’abord la rapidité de mise en œuvre, avec des places disponibles dès la rentrée 2026 plutôt qu’à l’horizon 2030. Ensuite la maîtrise des coûts publics, puisque la solution permettrait à la Belgique d’éviter de cofinancer une infrastructure dont le coût pourrait dépasser les 88 millions d’euros. Enfin l’amélioration des conditions d’apprentissage, les élèves accueillis dans le réseau international n’étant pas exposés aux contraintes liées aux établissements surchargés ni aux structures temporaires.

Les conditions de mise en œuvre

La proposition appelle deux ajustements de la part des institutions européennes. Le premier porte sur la réallocation d’une partie du budget déjà consacré à l’éducation des enfants du personnel européen vers le financement de cette solution transitoire. Le consortium évoque la possibilité de proposer des frais réduits harmonisés pour les familles du personnel de l’Union européenne, plusieurs écoles participantes s’étant déclarées prêtes à examiner des conditions tarifaires adaptées.
Le second concerne la flexibilité du cursus. Les familles pourraient ainsi opter pour des programmes internationaux reconnus comme l’International Baccalaureate ou les programmes Cambridge, présentés comme des alternatives crédibles et continues au système des Écoles européennes.
Une pétition a été lancée sur la plateforme Change.org afin d’inviter les autorités belges et les institutions européennes à ouvrir un dialogue structuré sur cette proposition.

Un réseau international plus vaste qu’il n’y paraît

Cette initiative met en lumière une réalité parfois sous-estimée du paysage scolaire bruxellois. Au-delà des Écoles européennes, la capitale dispose d’un réseau dense d’établissements internationaux capables d’accueillir des élèves de toutes nationalités et de proposer des cursus reconnus internationalement. Écoles anglaises, écoles américaines, écoles bilingues, programmes IB et Cambridge, établissements Montessori internationaux : l’offre couvre l’ensemble des parcours recherchés par les familles expatriées installées dans la région bruxelloise.
Depuis plus de douze ans, internationalschools.brussels recense et présente les principales écoles internationales de Bruxelles et de sa périphérie, avec pour objectif d’aider les familles à identifier l’établissement le mieux adapté à leur projet familial et professionnel. Dans une période où la demande continue de croître, ce réseau est appelé à jouer un rôle de plus en plus structurant dans l’accueil des familles internationales en Belgique.

La pétition portée par le consortium est consultable et signable sur Change.org à l’adresse suivante : change.org/p/overcrowded-situation-in-the-european-schools.